Immobilier : les loyers baissent

    Ces dernières années, les transactions immobilières ont été nombreuses et le marché de l’immobilier se portait bien. On observe depuis quelque temps une diminution de l’activité en Nouvelle-Calédonie. La bonne nouvelle est pour les locataires, car les loyers ont diminué de 10 à 20 %. Cette évolution est due, en partie, à la défiscalisation locale.

    Baisse de 10 à 20 % des loyers

    L’essentiel de l’activité immobilière se situe dans la ville de Nouméa. Les prix des achats immobiliers restent élevés : une villa en dehors des quartiers sud coûte entre 50 et 60 millions francs CPF. Un appartement de 4 pièces peut atteindre les 40 millions de francs CPF.

    La loi sur la défiscalisation locale a eu un impact important à Nouméa. Durant ces 4 dernières années, environ 2 000 appartements se sont construits. Les logements en location sont désormais plus nombreux et l’offre est devenue plus importante que la demande. Cette situation entraîne une diminution des loyers de 10 à 20 %.

    Cédric Bérode, président de la confédération des professionnels de l’immobilier, confirme que l’offre et la demande se sont effectivement rencontrées. Ce qui implique une diminution des prix. L’objectif premier de la loi de défiscalisation a fonctionné. Il s’agissait de limiter les tarifs de location et l’effet attendu est donc constaté. Cette mesure a été prise pour lutter contre la vie chère.

    Les ventes immobilières ont également diminué

    On constate que les tarifs des appartements à vendre ont eux aussi baissé. On estime une diminution entre 5 et 10 % depuis début 2019. Charles Calvet, notaire, observe une stabilité des prix dans l’ancien, mais pas dans le neuf. En effet, peu de projets immobiliers sont menés, ou seulement des programmes de petites ampleurs. Les notaires indiquent que le nombre d’opérations dans le neuf a diminué pendant la première partie de l’année. L’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) confirme que le nombre de crédits bancaires a aussi réduit. Et ce, malgré des procédures d’enregistrement qui sont passées de 3,5 % à 5,5 % et des frais de notaire qui ont fléchi.

    Le directeur de l’IEOM explique ce phénomène par deux raisons. L’immobilier a atteint sa maturité et un équilibre, c’est-à-dire que l’offre correspond à la demande. Il existe même des logements libres. De plus, les incitations fiscales sont terminées depuis la fin de l’année 2018. La défiscalisation locale aura eu des effets positifs sur les secteurs du BTP et de l’immobilier.

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